Pratiquer la méditation


Pourquoi faire de la Méditation

Méditer c’est d’abord prendre un moment pour soi. On accepte d’arrêter la notion de temps telle qu’on la définie aujourd’hui : le temps ne doit pas être perdu, on n’attend pas, ne rien faire c’est signe de faiblesse, le temps se rentabilise etc…La méditation remplace le mot temps par le mot « présent » dans le sens d’être disponible à chaque instant, en étant conscient de tout ce qu’il s’y passe. C’est la première étape de la pleine conscience. Pour cela, on développe d’abord l’attention, on écoute, on sent, autour de soi, en soi…et plus on répète des activités de méditation comme le body scan qui consiste à passer en revue tout son corps afin d’amplifier ses ressentis, son système d’écoute de tous les phénomènes, plus on fait le focus sur chaque instant qui passe. Ainsi le cerveau qui souvent s’est forgé sa propre autonomie quand a qui vous êtes profondément, se pose sur le moindre des stimuli, ne les analyse pas, ne les juge pas, reste bienveillant, ce qui progressivement permet de ne pas prêter attention aux pensées qui filent, aux rêveries possibles, aux envies de zapper le moment présent, de penser au passé ou au futur…ce type de méditation apprend à ne plus se laisser distraire en permanence.

Comment apprendre à méditer

Apprendre la Méditation

C’est ce phénomène qui dans le temps permet de prolonger sa concentration sur un point, un objet. Pas de perte d’énergie, pas de réflexe de « grasping »(saisir, retenir) sur tout ce qui se déroule, on est dans l’état de l’observateur. Certains ne vont se focaliser que sur la respiration, d’autres sur une image inspirante, un objet particulier, cela sert comme le nord d’une boussole, au départ dés que l’on s’éloigne de’linstant présent on revient sur le chemin, sur son nord magnétique… très vite cela apprend le recul sur les émotions immédiates, les envies impulsives, tout cela s’apaise et laisse un large espace intérieur afin que la conscience s’élargisse jusqu’à un point ou un deuxième moment se construit, celui de « la présence » et là plus besoin de nord…, donc d’objet référence à observer... On apprend donc par la méditation à être présent, puis à s’ouvrir à « la présence », l’énergie de la vacuité qui se manifeste en tout, la nature transitoire des phénomènes, l’impermanence. C’est ainsi que peu à peu se révèle la nature de l’esprit. C’est surtout dans cette phase qu’il est important de trouver un enseignant qui ait la maitrise de cette conscience dans le sens ou il peut vous guider dans ces états, apporter de par sa propre réalisation s’il est nécessaire (et il le sera !) l’équilibre énergétique afin de vous aider à vous stabiliser face à ces océans de manifestations que l’esprit laisse vivre et qu’il faut apprendre à se laisser se manifester sans s’y impliquer, sans mentaliser, sans se laisser happer subtilement par des émotions ou des sensations… L’océan c’est la vacuité, les vagues sont les pensées, et les marées le ciel et la mer et ces phénomènes décrits précédemment sont la nature de votre esprit…La on n’est plus dans la méditation de pleine conscience et d’observateur mais dans l’abandon de toute forme de pouvoir et de connaissance, de personnalisation, de référence, d’attente de réalisation appelée bonheur ou but… 

Avant de Méditer

D’où aussi tout un travail préparatoire nécessaire qui aidera grandement à ce que le présent s’ouvre, préparation appelée chez les Tibétains le Ngondro, soit préliminaires, ( des préliminaires qui peuvent durer 3 ans) qui allient aussi bien mouvements de type yoga, la visualisation, la gym dynamique, l’étude des textes de travail, le son et ses expressions vibratoires etc…car la méditation ce n’est pas l’accès au bien être mais au changement et au détachement de toutes notions dualistes dont le fameux bien et mal, il faut il faut pas…les préliminaires adoucissent d’abord la vigilance mental et ses concepts, et remettent les systèmes émotionnelles à leur place, qui sont en fait vide de tout car changeant naturellement à chaque instant …ensuite vient le travail de la véritable nature de l’esprit et de la vacuité, et ici choisir un enseignant qui a lui-même traversé ces expériences est indispensable…là on est pas dans le cours du soir, ou le cycle de 8 semaines de pleine conscience mais dans la pratique régulière de retraites longues et répétitive sous l’autorité d’une personne ayant « la maitrise » de tous les procédés…

Meditation enfant

          La méditation pour les enfants 

Elle est très intéressante sur le plan de la pleine conscience. L’enfant en tire des bénéfices quant au fait de savoir bien poser son attention sur un seul objet, de mieux se concentrer et plus durablement. La confiance et l’estime de soi se renforcent aussi. Ensuite n’oublions pas que la méditation fait travailler le cerveau d’une manière plus direct, sans un mental galopant, et des émotions qui ne soient pas en prédominance. C’est un outil d’autonomie personnel que l’enfant peut construire pour trouver d’abord un équilibre intérieur, une harmonie facile à construire afin de se sentir en équilibre dans ce monde qu’il expérimente avec son jeune corps. Il se connait mieux et peut ainsi répondre dans l’instant à un stress, un besoin de réagir à une émotion qui le déborde. La méditation ne fera pas de votre enfant un petit génie de calme et de sagesse et c’est tant mieux, il a besoin de pousser ses limites, expérimenter les réponses du monde face son énergie qui grandit…mais la méditation l’autorisera à très facilement revenir à ses potentiels ressources, à ne pas se perdre de vue dans la jungle du monde moderne qu’il expérimente qu’il le désire ou non, à développer qui il est et à savoir poser son attention et devenir plus conscient dès qu’il le désire, c’est donc énorme ! Pour l’instant la méditation enfantine en est à cette mise en place de la peine conscience qui l’aide à être aussi plus positif, c’est donc une possibilité très enrichissante ! Elle est très active aussi chez les adolescents, et aide à la transition entre enfance et jeune adulte. A cet instant peut commencer à s’y mêler certaines recherches philosophiques. Attention toute fois à ceux qui prônent la méditation aux enfants comme une solution à tous les maux d’apprentissage et en prenant les neuros sciences comme locomotive de tout car comme les adultes, en pratiquant, tout un lot d’émotions se fera jour, des tristesses rentrées, des besoins de défoulement, la méditation sera aussi comme une manière de « mette »à jour aussi tout ce qui ne va pas, est mal vécu, comme disait chogyam Trungap « la méditation c’est aussi vider les corbeilles »…et forcément dans ses différente expériences vous ne pourrez l’empêcher de se demander pourquoi le monde peut lui faire peur, pourquoi il n’a pas plus de copains dans sa cour de récré…donc la méditation enfantine doit aussi avoir ses préliminaires, sa gym, sa diététique ( éviter les sucres rapides, sodas, trop de protéines animales…)…et laissez l’esprit de l’enfant faire sa propre expérience de la créativité, du raisonnement, des envies irrationnelles, de se moquer de ce qui est bien ou non, de ce qui est positif ou non, d’être parfois insolent et même résistant…les neuros sciences peuvent permettent de mieux accompagner l’enfant, c’est génial, l’aider à se découvrir lui-même c’est parfait, mais certainement pas le modéliser en développant une carte scientifique du cerveau et y attribuer des directions ou des compréhensions qui dicteront telles de nouvelles normes ce qu’il doit devenir ou ce que nous adulte pensons qu’il serait mieux pour lui…surtout qu’à ce niveau aussi de découvertes, tout varie tout le temps…il faut d’abord le laisser être un enfant…ensuite il deviendra, ce qui lui est pertinent d’être et de devenir…n’oubliez pas que la méditation rend le méditant extrêmement conscient, pertinent…donc beaucoup plus à même d’être précis dans sa recherche de réponses à ce qu’il vit et ce à quoi il s’intéresse. La méditation ne « moutonne » pas l’enfant, elle n’est heureusement pas faite pour cela, bien au contraire, elle « affute » l’esprit de l’enfant, et chaque enfant est un esprit qui expérimente à sa manière. Il y aura donc aussi dans le temps, des réactions inattendues de leur part… C’est donc une notion à intégrer dans votre relation Méditation - enfant…

1. Le petit ballon tout rond

 « Frotte tes petites paumes de mains et passent les sur ton visage, comme pour l’essuyer avec un gant de toilette, tu sens comme cette chaleur te fait du bien ? … Maintenant frottes de nouveau, et passe tes paumes chaudes en essuyant tout ton torse… comme si tu enlevais des miettes de pain ! et puis, ferme les yeux si tu le désires, ce sera plus facile pour ressentir ce petit jeu du ballon qui s’amuse ! Inspire de l’air par le nez doucement… tu sens cet air qui peut être chaud, ou froid, rentrer dans ton nez ?... souffle doucement par la bouche… l’air ressort de tes poumons…. recommence en mettant toute ton attention sur ce simple mouvement… tu inspires par le nez… et tu souffles par la bouche… continue à ton rythme… ça peut te chatouiller le nez… te faire rire… que ressens tu ?... tu inspires par le nez… et tu souffles lentement par la bouche… de nouveau doucement frotte tes paumes de main, frotte, frotte, frotte… et poses tes deux paumes chaudes sur le ventre… tu sens comme c’est bon ? … réconfortant… ton ventre est- il détendu ?... de nouveau pose ton attention sur ton ventre et imagine que ce ventre tout rond est un petit ballon… et puis, en inspirant par le nez, ton ventre se gonfle comme le ferait un ballon, il se gonfle et pousse tes mains… et puis, en soufflant lentement par la bouche, le ventre se dégonfle et le ballon aussi, et tes mains suivent le mouvement du ventre… recommence, tu inspires doucement par le ventre, le ballon se gonfle, tes mains sont repoussées vers l’avant… tu souffles par la bouche lentement, le ballon se dégonfle, ton ventre rentre avec tes paumes posées dessus… continue à ton rythme… tu inspires… et tu souffles… Continue à inspirer par le nez, as-tu remarqué qu’en fin d’inspiration il y a un petit temps d’arrêt, juste avant de souffler ? … c’est naturel… maintenant souffle doucement par la bouche… as-tu également remarqué qu’à la fin de ton expiration, tu restes un court moment tout tranquille, avant de respirer de nouveau ? … c’est normal, ton corps prends le temps, il sait comment faire… Une dernière fois… tu inspires… tu souffles… voilà, reste quelques instants en silence… que ressens tu ? Plus de calme… de tranquillité… tu as vu comme ce petit ballon qu’est ton ventre, t’apporte du bien être quand librement il peut se gonfler et se dégonfler lentement, sans être stoppé par des énervements, des tensions ? … ce petit ballon t’apporte le calme à l’intérieur?... maintenant, tu sais qu’en respirant doucement, tu te calmes très rapidement… qu’en jouant avec ce ballon, tu peux faire partir l’énervement, le mal de ventre qui peut être trop tendu… pratique pour ne pas rentrer dans la colère… perdre patience… et tout ça c’est toi seul qui le fait… et quand tu le veux ! Car tu es très très fort !

 

2. La vague roule sur le sable

 « Allonge toi sur le dos… tes épaules sont-elles bien au contact du sol ? … rectifie si nécessaire… ton bassin, le sens tu bien posé ?... et tes talons sont-ils bien en contact, posés eux aussi sur le sol… Si tu le désires, fermes tes yeux, ce sera plus simple pour devenir comme une vague, et oui, tu vas jouer à être une vague… Pour commencer, respire en posant ton attention sur ton ventre… pose tes mains dessus, le sens tu tendu ?... détendu ? … inspire de l’air par le nez et sens comme ton ventre se gonfle, et quand tu souffles lentement comme il descend… C’est la première partie de la vague… imagine, tu inspires de l’air par le nez, la vague se lève… tu souffles, la vague redevient lisse… encore une fois… tu inspires, la vague se lève… tu souffles par la bouche, la vague se défait… sens tu comme tu es déjà plus calme ?.... pour devenir une vague encore plus grande, tu vas respirer en sortant doucement tes poumons…pose tes mains dessus… dirige ton attention sur tes poumons… donc tu inspires par le nez et tu sens tes poumons qui se gonflent, la vague se forme… tu souffles, tes poumons se dégonflent, la vague redescend…. tu as senti tes poumons se remplir d’air ? … et se vider ?... c’est la deuxième partie de la vague… tu inspires, tes poumons se gonflent… tu souffles lentement, tes poumons se dégonflent… encore une fois, laisse la vague se former en inspirant… laisse la vague redescendre, en soufflant… Mmmm quelle tranquillité… maintenant pour créer de l’écume en haut de la vague, fais ceci… inspire, et amène légèrement tes épaules vers l’arrière… et souffle, en les reposant normalement… recommence, pose ton attention sur ta gorge et tes épaules, tu inspires, tes épaules vont un peu vers l’arrière, l’écume se forme en haut de la vague, tu souffles, les épaules se repositionnent normalement, et l’écume redescend de la vague… inspires… souffle… comment te sens tu ?... bien ?... détendu ? … Alors fais aller et venir sur le sable fin, une belle vague, douce et puissante… pour cela, c’est simple, tu inspires, et ton ventre se gonfle, puis tes poumons se gonflent, et tes épaules vont en arrière, et tu souffles, tes épaules se repositionnent, tes poumons se dégonflent, ton ventre se dégonfle, tu as compris ? … Bien sûr, fais- le à ton rythme… tu inspires doucement, tu sors le ventre, tu gonfles tes poumons, tu amènes tes épaules vers l’arrière… tu souffles, tu ramènes tes épaules, et tu vides poumons, puis ton ventre… c’est ainsi que ton corps forme une belle vague qui va et vient sur le sable lisse… tu inspires… tu souffles… tu inspires… tu souffles… Tu inspires… tu souffles…tu sens comme tout ton corps est détendu ?... si tu as froid, pose la couverture sur ton corps, et reste ainsi quelques instants à profiter de ce calme… tu es une vague qui s’amuse doucement sur le sable fin… maintenant tu sais qu’en faisant la grande vague, tu te sens complètement relaxé, que tu pourrais même t’endormir en faisant aller sur le sable cette vague encore plus longtemps, souviens t’en !

 

3.  La ballade de la libellule.

 « Imagine qu’une libellule toute bleue vient se poser sur ta main droite… tu sens son petit poids sur ta main ? … ta main est-elle plus lourde ?... sens tu de la chaleur ?... du froid ? … alors, tu inspires par le nez doucement, et tu souffles par la bouche en direction de cette libellule… hop elle est partie ! Du coup elle va se poser sur ton épaule droite… tu sens comme elle te picote l’épaule en bougeant ?... inspire, et souffle dessus… hop ! La coquine libellule vient danser directement au centre de ton front, qu’elle insolence… commence-t-elle à te chatouiller ?... tu fronces les sourcils et plisse le front, tu inspires, et hop souffle dans sa direction… la voilà qui n’hésite pas cette belle libellule à se poser sur ton épaule gauche… incroyable, elle rigole, elle se moque ! Ressens encore son poids sur ton épaule… inspire par le nez, et souffle dans sa direction, vlan ! Cette fois elle l’a senti passé !... elle fait comme elle peut pour arriver sur ta main gauche… du coup comme elle ne bouge pas, sens tu ta main plus chaude ?... plus froide ? … inspire, souffle sur la libellule… la voici posée au milieu de ton ventre, elle fait des claquettes, elle danse ! Ressens comme ton ventre se détend, tu sens comme ton ventre est apaisé, presque mou ?... inspire, et fais ressortir ton ventre, souffle en direction de la libellule… hop, la libellule surf sur l’air que tu viens de lui envoyer ! Et elle s’arrête sur ton genou gauche... tu la ressens sur ton genou gauche ? … elle te sourit ! Elle s’amuse bien ! … inspire de l’air, souffle, la libellule a compris, elle va se poser sur l’autre genou ! … ses ailes toutes bleues t’attendent, elle adore surfer sur l’air, alors inspire… et souffle dessus, hop ! La libellule va se poser sur le bout de ton pied gauche… pour la faire partir, cette fois étend les pointes de tes deux pieds vers le sol doucement en inspirant… et souffle en les faisant remonter lentement… recommence, tu inspires, les pointes des deux pieds s’abaissent, tu souffles, les pointes remontes… une dernière fois, tu inspires… tu souffles…ca y est, cette fois la libellule est partie… comment te sens tu ? Tu as chaud ? Froid ?... Reste quelques instants les yeux fermés à te reposer. Tu as compris comme tu peux facilement poser ton attention sur chaque partie du corps quand c’est nécessaire ? … c’est très utile pour être disponible à tout ce qui t’entoure… et quand tu as du mal à être bien concentré, que tu te sens absent du monde, reviens à ta respiration, tu te sentiras à l’aise dans ton corps, proche des gens et heureux ! 

 

4. Le gros matou tout fou !

 « Imagine que tu es un gros matou, tout fou ! … tu as besoin de te calmer…Alors comme ce matou, amuse-toi à bien connaitre ton corps. Ouvre ta patte de la main droite. Avec le bout de ton pouce gauche, vient au centre de l’autre patte tournée vers le ciel… dessine des spirales en appuyant sur tout le centre de la patte retournée… miaou !!! C’est bon non ?… Que ressens-tu ?... est- ce détendu ? … est- ce tendu ? … recommence, et appui bien avec le pouce, en faisant des spirales…Si tu sens un point douloureux, appui dessus et relâche de suite, fais cela plusieurs fois… ça te fait du bien ?... On passe à l’autre patte…

Maintenant, frotte tes deux paumes de mains, une fois chaude, passe les bouts de tes dix doigt des deux pattes, du milieu du front, vers les tempes, recommence plusieurs fois… sois doux… tu sens comme tu en as besoin ? … que ressens- tu ?... Masse avec tes doigts doucement les tempes en faisant de petits cercles… Tu sens comme tout ton crâne profite de cela ?... que ressens tu exactement ? … Passe à tes joues, dessine des cercles en massant chaque joue avec le bout des cinq doigts de chaque main… Puis fais un petit shampoing sur ton crâne en étirant doucement tes cheveux, tu vas voir, c’est agréable ! Miaouuu !!!! c’est tout doux ! Ensuite, tire doucement sur ta peau du cou, comme pour la décoller, est ce douloureux ? Alors maintenant masse ta nuque en passant plusieurs fois tes paumes dessus du haut vers le bas… c’est mieux ? Raconte ce que tu ressens…

Continue en tapotant avec le poing fermé de ta patte droite, toute la partie qui va du cou jusqu’à ton épaule gauche, tapote, tapote… est ce tendu ?... mou comme du beurre ?... Passe à l’autre coté…

On continue ensemble en allant tapoter doucement sur toute la cuisse droite… le mollet… et on remonte jusqu’au bassin… tu as sentis des tensions sur ta jambe ?... Allez on passe à l’autre jambe…

Pour terminer, prends la voute plantaire de ta patte arrière gauche, et masse tout le centre avec le pouce de ta patte avant droite… tu as des points ou cela te fait mal ? … dans ce cas appui et relâche plusieurs fois… tu sens comme le point se détend ?... Passe à l’autre patte arrière… toute ta patte est –elle bien détendue ?...

Tu as vu comme ton corps peut parfois être tranquille, parfois énerver et tendu ? … c’est pour cela qu’il faut toujours écouter le moindre de ses messages et réagir ! C’est ainsi que tu éviteras parfois des crises de nerfs ou d’impatience. Maintenant tu sais comme agir et réagir ! Tu seras un matou tout fou, mais tranquille !

 

5. La marche de l’ourson silencieux !

 « Tu es un petit ourson qui découvre le monde et tu es dressé sur tes deux pattes arrière. Doucement tu te lèches les babines. Mmmm, ça sent le miel par ici ! Tu regardes vers ta droite lentement, puis vers ta gauche lentement… Pas d’abeilles en vue ? Alors partons à la recherche de la ruche ensemble ! Fais comme moi, j’avance le plus lentement possible… Je lève une patte très très très lentement… chut ! On ne doit pas nous entendre ! Je pose la patte au sol, les coussinets bien à plat… Et je ne bouge plus ! … Je lève la patte gauche très très très lentement… Je regarde en même temps sur le côté… Et je pose la patte au sol coussinets bien à plat… Attention aux brindilles, évite-les ! On continue, une patte en l’air, puis je la pose… L’autre patte en l’air, puis je la pose… Oh ! J’entends du bruit ! Je pose mes deux pattes de devant l’une contre l’autre sur mon ventre, rien ne peut m’arriver, je suis invisible… J’écoute… Non, toujours pas d’abeilles… Et je recommence à avancer quelques instants lentement…Une patte… Et puis l’autre… Je m’arrête et avec mon museau, je renifle toutes les odeurs… Snif, snif… Le miel ne me parait pas loin ! Je lisse tranquillement chaque poil de ma moustache… Tiens ! Je tends une oreille… Voici les abeilles… Comme je me sens un peu craintif, je donne des coups de griffe dans l’air mais au ralenti, je griffe vers ma droite. Grrrr… Je griffe vers ma gauche. Grrrr…. Je décide de repartir en arrière… Je lève une patte très très lentement, et je la pose en arrière… et je ne bouge plus… Je lève l’autre patte doucement et la pose vers l’arrière et je ne bouge plus… Je m’arrête… Je respire très très doucement, les abeilles reviennent… Je pose mes deux pattes de devant l’une contre l’autre sur mon ventre, rien ne peut m’arriver, je suis invisible… Je décide de rester quelques instants en silence les yeux fermés, à écouter tous les sons… Et je recommence ma marche… Je mangerai du miel une prochaine fois ! »

 

6. La marche du grand singe !

« Ferme tes petits yeux et écoute ma voix, imagine… tout autour de toi, il y à la jungle… Tout autour de toi il y a une vie sauvage, avec de grands perroquets aux couleurs bleus et jaunes, des arbres extraordinaires qui montent haut dans le ciel… quand à toi, tu portes sur le corps des milliers de petits poiles gris, tes mains sont très larges ainsi que ton dos, tu es impressionnant de puissance ! Tu es respecté dans cette jungle immense, on t’appelle le grand singe gris… Tu respires doucement, à ton rythme… l’important est de te sentir comme une boule de muscles et de force, mais une force contenue… qui n’explose pas… tu inspires par le nez doucement… tu souffles par la bouche doucement… Tu es tout en douceur, fort, mais doux…Et puis au loin, vient vers toi un léopard… tu le sens menaçant, alors tu te lèves lentement en ouvrant les yeux… tu inspires par le nez doucement, et tu souffles par la bouche doucement… Pour impressionner ton adversaire léopard, tu commences à serrer tes deux poings très fort et à les relâcher… tu respires toujours calmement et à chaque expiration tu serres de nouveaux tes poings… et tu les relâches quand tu inspires… Comme cela ne suffit pas, tu serres tes deux poings et tu commences à tapoter avec, le centre de la poitrine… boum boum, vas y exprime toi, boum boum…et tu avances en avant vers le léopard, mais lentement et en rythme… boum boum, tu tapotes sur le centre de ta poitrine… et comme tu sens que le léopard recule, tu cherches à l’impressionner en tapant aussi le sol avec chaque pieds sur le sol, ça fait du bruit, boum, boum, boum, boum !!!! Le léopard s’enfuit, tu inspires un grand coup par le nez, poings restés sur ta poitrine, et tu souffles très fort en faisant un grand boum avec un pied, tout en projetant tes bras vers l’avant poings bien ouverts ! Recommences, tu inspires poings serrés sur la poitrine… et tu souffles : boum en ouvrant les poings et en projetant les bras en avant ! Si tu le désires, refais autant de boum que tu le désires, mais bien en rythme ! Maintenant que tu as vaincu le léopard, tu te reposes, genoux pliés, bras le long du corps… juste quelques instants à sentir ton corps calme, reposé… tu fermes les yeux, et tu écoutes de nouveau la jungle… tu es aussi calme qu’elle… doux, tout doux, et joyeux…tout va bien… »

 

7. Les nuages se baladent dans le ciel.

 « tu es allongé sur le dos, et tu respires tranquillement… Commence avec le bout de tes dix doigts, par tapoter doucement sur tout ton crâne, vas-y… sois doux !... Puis avec tes mains masse tout ton crâne, comme si tu faisais un shampoing ! …Tu décolles légèrement tous tes cheveux du crâne, puis tu shampouine s de nouveau… tu fais cela sur un coté du crâne… puis sur l’autre côté… Maintenant, avec tes paumes des deux mains, tu masses ton ventre dans le sens des aiguilles d’une montre, vas-y… puis dans l’autre sens, masse bien… Maintenant souffle sur tes paumes en les amenant tout près de la bouche, c’est de l’air chaud ? … Bien, alors pose tes paumes sur tes yeux… Ça fait du bien ?... comme tu es plus calme, ouvre tes yeux et regarde le plafond… essaye simplement de ne pas te laisser distraire, regarde toujours un point précis du plafond... si à un moment te vient une pensée, tu l’as dit, puis tu reviens sur le point du plafond… c’est comme si ta pensée était un nuage dans le ciel, tu le notes, puis tu le laisses partir, vas-y … aide-toi de ta respiration, une pensée vient… tu l’énonces… tu inspires un grand coup, et tu souffles sur ta pensée, elle s’en va plus loin et disparait… fais ceci calmement, à ton rythme… »

 

8. Le mage et la baguette magique positive.

« Ferme tes petits yeux… imagine que tu portes un vieux costume bleu, du temps du moyen âge… tu portes un chapeau très haut… tu es un magicien et dans ta main, tu disposes d’une baguette magique positive… Elle peut changer une situation, lui apporter le meilleur possible… devant toi, imagine… tout le ciel est noir, orageux… tu ressens cette orage… il peut pleuvoir de suite, des éclairs peuvent en surgir… tu vois tout cela ?... ce n’est pas agréable… alors tu décides de faire de cet orage, un ciel bleu… tu lèves la baguette magique positive, tu poses ton autre main sur ton cœur… et en respirant très doucement tu fais des cercles lentement avec le bout de ta baguette, en visant les nuages… et plus tu respires doucement, plus le nuage se dissipes, continue… respire doucement, lentement… et le nuage disparait… un grand ciel bleu apparait… comme c’est plaisant, il fait bon, tu en profites pour être bien détendu, génial… repose la baguette et ton bras… maintenant tu es face à un grand désert… sens comme il fait chaud… c’est étouffant… désagréable… pour amener de la vie dans ce désert dirige ta baguette magique positive vers ce désert, et pose l’autre main sur ton cœur… et en respirant très doucement tu fais des cercles lentement avec le bout de ta baguette, en visant le désert… et plus tu respires doucement, plus du centre du désert sort une eau pure, d’abord une rivière, puis un fleuve… plus tu respires doucement et plus le désert se change en une verte vallée, ou l’eau coule paisiblement, avec des animaux sauvages qui y courent… et tu profites de cette fraicheur que tu as créé, tu vois comme tu peux tout seul changer les choses désagréables en choses agréables , c’est toi seul qui décide de faire ce changement, pas les autres… alors prend un exemple personnel et utilise ta baguette magique positive, vas-y… tu finiras ce jeux, en restant au calme quelques instants !

 

9. Apprendre à utiliser sa paire de jumelles.

« Ferme tes yeux et essaye de faire le silence… c’est simple, pour cela écoute juste les sons environnants, tu n’écoutes que cela… et tu respires en inspirant de l’air par le nez et en faisant sortir ton ventre en même temps… puis tu souffles en le laissant se détendre… recommences, tu inspires, tu sors le ventre… tu souffles, le ventre se détend… une dernière fois, tu inspires… tu souffles… écoute encore les sons qui t’entourent… maintenant ouvre les yeux… en parlant doucement, distinctement, raconte ce que tu vois au loin… règle bien tes yeux jumelles, vois le plus loin possible et décris… décris aussi la couleurs de ce que distingues… ce sont des objets ? … des personnes ? … est ce doux ? Est- ce inquiétant ? …fermes les yeux, reviens à la respiration, tu inspires en sortant le ventre, tu souffles en le rentrant… ouvre les yeux, regarde autour de toi, décris ce que tu vois… parle des couleurs… parle des formes… est-ce une ambiance douce ?... est-ce une ambiance inquiétante ? … fermes les yeux, reviens à la respiration, tu inspires en sortant le ventre, tu souffles en le rentrant… ouvre les yeux, regarde maintenant des tous petits détails, peut- être une pierre devant toi ou le détail d’un livre… essaye de décrire des choses infimes, la texture, l’aspect… c’est comme si tu avais des yeux microscopes… est-ce une ambiance douce ? … ou inquiétante ? … fermes les yeux, reviens à la respiration, tu inspires en sortant le ventre, tu souffles en le rentrant… ouvre les yeux, et maintenant parle de ce que tu as envie de décrire dans ce qui t’entoure… Une fois fait, prends une feuille de dessin et en silence, écris tout ce que tu viens d’apercevoir, qu’elle monde fascinant vit juste autour de toi et avec toi !

 

 

meux bien et mal, il faut il faut pas…les préliminaires adoucissent d’abord la vigilance mental et ses concepts, et remettent les systèmes émotionnelles à leur place, qui sont en fait vide de tout car changeant naturellement à chaque instant …ensuite vient le travail de la véritable nature de l’esprit et de la vacuité, et ici choisir un enseignant qui a lui-même traversé ces expériences est indispensable…là on est pas dans le cours du soir, ou le cycle de 8 semaines de pleine conscience mais dans la pratique régulière de retraites longues et répétitive sous l’autorité d’une personne ayant « la maitrise » de tous les procédés…

Meditation enfant